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Cosmétique et dermocosmétique: quelles différences ?

le 24/04/2020

Qu’est-ce que la dermocosmétique ?

C’est une catégorie de produits de soins de la peau à mi-chemin entre la cosmétique et la dermatologie. Les principes actifs qui les composent ont véritablement fait leurs preuves d’efficacité au moyen de tests cliniques, et dans bon nombre de cas appuyés par des publications scientifiques approuvées par des pairs.

Outre la qualité des molécules utilisées, les concentrations en principes actifs sont généralement supérieures à celles utilisées dans des de soins classiques. Ces produits peuvent nécessiter des modes d’application ou des précautions d’emploi particulières. Ils sont donc prescrits et recommandés par des professionnels de la santé, des médecins (dermatologues ou esthétique) ou conseillés par des pharmaciens.

Cependant, les produits dermocosmétiques ne sont pas dispensés d’études cliniques propres à la formulation, qui se compose en général de 2 à 4 principes actifs au maximum.

Dans le cas de Nubiance, nos produits sont commercialisés en pharmacie, et ils font systématiquement l’objet d’études cliniques leur permettant d’être recommandés ou prescrits par des professionnels de santé.

Pourquoi parle-t-on de produits entre cosmétique et médical ?

Un produit médicamenteux est composé d’un ou deux principes actifs de synthèse ou naturel permettant de traiter de manière préventive ou curative une maladie. Il est également composé d’un excipient d’origine chimique ou naturel qui ne doit en rien produire d’effets curatif ou préventif. Ce doit être une substance neutre qui peut apporter un goût, une forme, un aspect, afin de faciliter la prise du médicament. Les médicaments répondent forcément à des normes et des obligations légales avant toute mise sur le marché.

Un produit cosmétique ne peut être présenté comme un produit curatif ou préventif pour des maladies humaines. Il s’adresse à la peau saine et ses revendications tournent principalement autour du vieillissement de la peau et de la protection contre des facteurs extérieurs, tels que la pollution, ou les UV. Ces produits peuvent contenir un grand nombre d’ingrédients, y compris des extraits végétaux, mais en revanche le dosage en actifs est limité. Tout comme les produits dermocosmetiques qui sont assujettis à la même réglementation, ils ne doivent pas contenir de substance ou produits interdits dans le pays dans lequel il est fabriqué et commercialisé. En revanche les produits cosmétiques peuvent être commercialisés sans tests cliniques au préalable, dans les limites de revendications qui peuvent être faites. Ils doivent répondre aux critères de conformité des cosmétiques garantis par la personne responsable, assurant la sûreté du produit pour la santé humaine car il ne doit comporter aucun risque.

Un produit dermocosmétique traverse la frontière des définitions en s’intéressant aux traitements des peaux à problèmes. Il y a une vingtaine d’année, le néologisme « cosméceutique » est apparu, sans avoir pu s’imposer, à l’instar des nutraceutiques. Un produit dermocosmétique n’est pas supposé traiter une pathologie cutanée mais apporte un complément au médicament. Bon nombre d’indications telles que les taches d’hyperpigmentation bénignes et les acnés modérées ont été investies avec succès par les dermocosmétiques. Tout comme les cosmétiques, les produits dermocosmétiques ne doivent comporter aucun risque pour la santé humaine.

Des études cliniques obligatoires prouvant les bienfaits des principes actifs ?

Un produit dermocosmétique présenté comme ayant des bienfaits pour le traitement d’un problème de peau se doit de justifier dans un dossier officiel sa capacité à améliorer l’état de la peau sujette à des problèmes mineurs mais parfois handicapant, tels que boutons, taches, atopies ou peaux grasses… Pour documenter ce dossier, les tests cliniques assurés par des médecins dermatologues peuvent être nécessaires. Les articles officiels de revues médicales (comme le British Journal of Dermatology) peuvent aussi appuyer et justifier des bienfaits d’un principe actif utilisé dans un produit dermocosmétique.

L’étude clinique n’est alors pas obligatoire mais conseillée, car l’excipient et d’autres principes actifs jouent souvent un rôle contributeur ou antagoniste à la performance du principe actif qui fait l'objet de la publication.

Nubiance procède systématiquement à des études In Vivo sur volontaires pour ses produits de soins. Les tests sont réalisés dans des laboratoires privés en Europe, ou dans les milieux académiques avec des dermatologues tels que le Docteur Mamadou Kaloga (Côte d’ivoire) , le docteur Boubacar Nanacassé (Mali), et la Docteure Fatoumata Ly (Sénégal) afin de s’assurer de l’efficacité de ses produits mais également de leur sureté pour la santé. Ainsi, les formules des produits peuvent être validées, améliorées ou ajustées si nécessaire pour garantir une efficacité optimale.

Comment différencier un produit dermocosmétique d’un produit cosmétique?

La dermocosmétique est généralement plus poussée en développement et dans l’innovation scientifique. Elle s’intéresse davantage aux mécanismes biologiques du derme et de l’épidermes qui régissent différents systèmes de protection. La restauration des équilibres biologiques naturels (Homéostasie cutanée), ou la correction de disgrâces esthétiques par des antioxydants spécifiques et ciblés comptent parmi les stratégies de recherche dans les soins de la peau.

Moins d’ingrédients, plus de bienfaits ?

En général, la liste des ingrédients (liste INCI) reprise sur l’étiquetage obligatoire est plus courte pour les produits dermocosmétiques. La dermocosmétique cherche avant tout une action ciblée avec un minimum de risques d’interactions entre les composants. Multiplier les substances, actives ou non n’apporte aucun avantage et peut même conduire à des effets indésirables sur la stabilité de la formule ou des risques allergiques. 

Il est possible de trouver sur le marché toutes sortes de produits de soins cosmétiques, plus ou moins bien formulés, avec plus ou moins d’actifs, ou des listes plus ou moins longues d’ingrédients. Ce sont davantage des produits de bien-être ou de confort, qui assoient leur promotion sur une histoire. Cette dernière peut être simplement liée à un usage ancestrale d’une plante, un moyen de produire ses ingrédients, de rémunérer une filière, ou de s’affranchir de certaines substances controversées en en revendiquant l’absence. Ce dernier point est d’ailleurs de plus en plus encadré par les autorités de tutelle, car le marketing négatif est susceptible de générer de fausses idées sur l’innocuité d’un composé. Ces aspects doivent être exclusivement régis par la législation, en s’appuyant sur des études toxicologiques poussées.  

En résumé, il n’y a donc pas véritablement de choix à faire entre la cosmétique et la dermocosmétique puisqu’il est parfaitement possible d’intégrer des soins dermocométiques traitant des problèmes de peau à une routine de soins cosmétiques de confort, à la condition de faire marcher le bon sens et de ne pas croire tout ce qui est dit.
L’essentiel étant de se faire plaisir avant tout !